Une espèce endémique
robuste
robuste
L'Abeille Noire (Apis mellifera mellifera) est la sous-espèce endémique qui peuplait naturellement la France et le nord de l’Europe depuis la fin des dernières glaciations. Au cours du XXe siècle, elle a été progressivement délaissée par l'apiculture intensive au profit d'autres races jugées plus productives ou plus douces, comme l'abeille italienne (Ligustica) ou la caucasienne. Parallèlement, l'intervention humaine a favorisé l'essor de l'abeille Buckfast, une souche hybride issue de croisements complexes entre l'abeille noire et diverses lignées mondiales. . Elle ne représente plus que moins de 10 % des abeilles de France.
Notre Abeille Noire est issue d’une race pure d’un écotype local breton de l’Abeille Noire d’Europe occidentale : Apis Mellifera Mellifera. Elle doit son nom à sa couleur sombre liée à la présence de ses nombreux poils. Sa couleur favorise l’absorption de la chaleur du soleil. Les poils permettent le transport du pollen dans les intempéries. Elle est assez trapue et velue à poils longs, ses ailes et ses muscles sont robustes, ce qui lui permet de sortir au vent. Elle est considérée comme peu productive, mais tout est relatif car les lignées sont différentes et certaines sont très productives. Cette race est parfaitement adaptée aux milieux tempérés dont elle est issue.
Tout simplement parce qu’après la guerre, comme en agriculture, les apiculteurs voulaient produire plus et plus facilement. De plus, au cours des 20 dernières années, les apiculteurs amateurs et professionnels ont étés poussés à acheter et travailler avec des souches exogènes. En effet, les races comme la Buckfast, la Caucasia, la Ligustica ou la Carnica sont plus faciles à multiplier que l’Abeille Noire.
Avec les mortalités d’abeilles enregistrées depuis une quinzaine d’années, on aperçoit les limites de ce système productiviste.
« Il a fallu un million d’années pour former les écotypes d’abeilles noires et en 50 ans, on les homogénéise »
Lionel Garnery,
chercheur spécialiste de la génétique des abeilles au CNRS.
Elles produisent moins de miel
parce que moins populeuses (moins d’abeilles = moins de miel produit)
parce qu’elles peuvent aller beaucoup plus loin (10 kms) pour collecter du nectar
mais de facto la diversité du nectar récolté est beaucoup plus riche dans sa diversité de fleurs
Elles n’ont pas besoin d’être nourries
parce qu’elles sont plus économes notamment en hiver ou en période de mauvais temps
parce qu’elles sortent de la ruche dès 8° contre plus de 12° pour les autres races
Elles ont conservé un caractère plus sauvage
ce qui complique fortement la reproduction des reines
cela rend plus difficile la gestion des essaimages.
Cette rusticité est un élément clé de la survie future des abeilles. En effet, il est facile de comprendre que des souches d’abeilles du sud de l’Europe voire d’autres continents (Australie, Afrique du Sud…) ne soient pas vraiment adaptées aux spécificités climatiques de Bretagne ou du nord de l’Europe.
Ses capacités d’adaptation et rusticité.
Un cycle de ponte mesuré car la reine réduit sa ponte si les ressources sont insuffisantes.
une longévité élevée des abeilles ouvrières et de la reine.
La reine peut avoir une longévité de 5 ans.
Elle peut prospecter jusqu’à 10 km de rayon pour chercher sa nourriture.
Elle sort plus tôt le matin, rentre plus tard le soir.
Le nectar récolté est beaucoup plus varié.
A la quantité nous préférons la qualité et l’authenticité.